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Revue de la marque : Vizzles

Logo Vizzles

Un puzzle, c’est simple : des pièces, une image, un moment de calme. Mais parfois, une marque vient tordre cette définition trop sage, l’exploser en plein vol et la recoller avec une vision radicalement plus créative. C’est exactement ce que fait Vizzles, une marque australienne portée par un seul homme, Sam Milham, qui réussit le pari de transformer chaque puzzle en œuvre d’art vivante, dense et foisonnante.

Vizzles, ce n’est pas un éditeur de puzzles de plus. Ce n’est pas un énième sous-traitant qui imprime des images vues mille fois sur carton recyclé. C’est un projet d’auteur, un studio solo qui s’adresse à un public exigeant : les puzzlers qui veulent plus qu’un simple passe-temps, ceux qui cherchent une immersion artistique complète. Derrière chaque boîte se cache une création unique, imaginée, esquissée, peaufinée pendant plus de 150 heures. Rien n’est laissé au hasard. Pas même le carton, plus épais que la moyenne, ou les finitions : double couche, vernis mat, boîte texturée avec effet UV. Le genre de détails qu’on sent sous les doigts et qui disent tout d’une exigence rare.

Une esthétique narrative et immersive

L’identité visuelle de Vizzles repose sur un style très identifiable : des mondes parallèles pleins de détails, quelque part entre le jeu vidéo pixelisé, les planches de Where’s Waldo?, et le chaos organisé d’un tableau de Bosch version cartoon. On y croise des scènes absurdes, des personnages étranges, des références pop ou surréalistes. Chaque puzzle est un tableau où chaque centimètre carré mérite d’être exploré. Et ce n’est pas une formule marketing : concrètement, en assemblant un Vizzle, tu ne retrouves pas juste une image. Tu explores une scène narrative, tu suis une histoire visuelle, tu plonges dans une composition qui vit avec toi. C’est presque de l’art interactif.

Prenons Spacebar, un des puzzles phares de la marque : imagine une boîte de nuit intergalactique, remplie de créatures hybrides, de gags visuels, de sous-intrigues absurdes. Un bordel organisé, bourré de clins d’œil. On est très loin de la cascade de 1000 pièces en camaïeu beige. Ici, chaque section est un mini-tableau avec sa propre logique, ses propres textures et couleurs, ce qui rend l’assemblage plus organique et stimulant. Pas de lassitude, pas de « je galère sur le ciel depuis 4 jours ». C’est vivant, et ça te parle tout le long.

Une marque indépendante mais structurée

Sam Milham n’est pas juste un illustrateur de génie. Il est aussi un entrepreneur malin. Depuis ses débuts sur Kickstarter, il a su professionnaliser la chaîne sans vendre son âme. Il bosse avec une équipe réduite mais carrée : un partenaire logistique fiable, une pointure en service client, deux artistes en renfort pour les collabs, et une agence marketing qui sait faire monter la pression autour de chaque lancement. Résultat : 22 campagnes Kickstarter, toutes livrées à temps, des milliers de fans, et des puzzles désormais distribués dans tout l’Australie, avec expéditions dans le monde entier.

La dernière en date ? Vizzles Series 12, lancée début 2025 sur Kickstarter. Une nouvelle salve de puzzles délirants, aux thématiques toujours plus fouillées, avec des collabs inédites et un soin redoublé sur les finitions. La campagne a explosé ses objectifs en quelques jours, preuve que la fanbase est solide et que le public en redemande.

Contrairement à d’autres projets indie qui explosent en vol dès qu’ils atteignent le stade de l’industrialisation, Vizzles tient la barre. La production est externalisée mais supervisée de près. Les colis sont soignés, les délais sont tenus, les boîtes arrivent intactes. Et ça, pour les amateurs de puzzles — qui savent que certains éditeurs bâclent tout sauf le visuel — c’est un vrai marqueur de qualité.

Côté impact environnemental, sans tomber dans le greenwashing, Vizzles mise sur la durabilité. Cartons épais, impressions de qualité, puzzles faits pour durer, pas pour être collés une fois et oubliés. On est loin du produit jetable. Et à l’heure où l’on parle beaucoup de surconsommation même dans les hobbies, ce n’est pas anecdotique.

À qui s’adresse vraiment vizzles ?

Vizzles n’est pas pour tout le monde. Il faut le dire. Si tu cherches un paysage alpin reposant, si tu veux un puzzle contemplatif à faire en famille avec mamie, passe ton chemin. Vizzles, c’est nerveux, dense, visuellement chargé. C’est un puzzle qui exige de toi que tu sois attentif, curieux, actif. Ce n’est pas un fond de Netflix, c’est ton activité principale du dimanche.

Les fans de BD, de pop culture, de jeux indé et d’univers absurdes vont s’y retrouver. Ceux qui aiment les puzzles ultra ordonnés, les dégradés linéaires, vont peut-être hurler. Mais c’est bien le but : Vizzles veut créer une niche artistique dans le puzzle, pas plaire à tout le monde. Et à voir le succès de ses campagnes et la communauté engagée qui suit chaque sortie, on peut dire que le pari est réussi.

Le format des puzzles tourne autour des 1000 pièces, ce qui en fait un bon équilibre entre durée de jeu, complexité, et plaisir de manipulation. Pas de micro-pièces frustrantes, pas de découpe random. Et ça, dans un marché saturé de puzzles aux pièces génériques, c’est une bénédiction.

Les prix oscillent entre 35 et 50 dollars australiens, soit environ 21 à 31 euros, selon le taux de change et les frais de port. Oui, c’est plus cher qu’un puzzle de grande surface à 12 €, mais ici tu payes pour un objet d’art, une production indépendante, et une vraie expérience. Le rapport qualité-prix est largement justifié.

Participer à la campagne Vizzles Series 12

La douzième série de Vizzles est en pleine phase de financement sur Kickstarter, et le compteur tourne : plus de 1 000 passionnés ont déjà sauté sur l’occasion. Il reste moins de 10 jours pour rejoindre l’aventure, profiter de tarifs avantageux et mettre la main sur des puzzles exclusifs qui ne seront peut-être jamais réédités. Le lien de la campagne est ici :

👉 https://www.kickstarter.com/projects/samuelmilham/vizzles-visual-puzzles-series-12

Chaque design est déjà finalisé, la production est prête à démarrer, et les envois seront gérés par Great Games, la structure fondée par Sam Milham. À noter : les précédentes campagnes ont toutes été livrées dans les temps, un vrai gage de sérieux dans l’univers parfois imprévisible du crowdfunding créatif. La distribution est assurée depuis l’Australie avec un service international bien rodé.

Et si tu veux explorer les collections précédentes, ou mettre la main sur d’autres pépites encore disponibles à la vente, le site officiel de Vizzles est ici :

👉 https://greatgames.com.au/

Conclusion

Vizzles est à la fois une marque et une vision : celle d’un puzzle pensé comme œuvre d’art, comme narration visuelle et comme objet de collection. Sam Milham y met son temps, sa sueur et son univers mental. Et ça se sent. Dans un marché parfois trop lisse, Vizzles bouscule, interroge, amuse, provoque. Ce n’est pas du puzzle pour tuer le temps. C’est du puzzle pour se reconnecter à sa curiosité.

Vizzles, c’est un ovni qui fait du bien au paysage. Un coup de cœur sans concession.

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